?

Permettre au rêve de devenir réalité laisse une trace indélébile au plus profond de soi. A quinze ans j’avais trois rêves : m’occuper d’un lieu de musique, peindre et écrire.

A vingt cinq ans, par le hasard d’une belle rencontre, j’ai le grand plaisir de co-animer le studio des Islettes, un lieu magique, underground du jazz parisien situé au coeur de Barbès. Tant de soirées et de nuits m’amènent à rencontrer des musiciens fabuleux, amateurs et professionnels, français et américains, dont certains aujourd’hui sont présents sur la scène européenne. Une période inoubliable portée par une énergie folle.

En novembre 2013, à 42 ans, je vis un appel intérieur, celui de créer par moi même : cela passera par la peinture. La rencontre est fulgurante, brute, transcendante. Sans aucune formation, n’ayant jamais touché un pinceau, je me lance. Je décide d’inventer mon langage. Cela vient du ventre, Il y a quelque chose d’archaïque dans cette démarche. Les outils que j’utilise  sont bruts ( racloirs, doigts, craie …) et font l’objet de manière volontaire d’un traitement exempt de toute sophistication. Je frotte, racle, étire, caresse, scarifie. 

Je poursuis cette quête aujourd’hui. Nourri par de nombreuses disciplines ( science, philosophie, spiritualité, poésie …) mon souhait est de porter une expression qui m’est propre, qui ne se réfère pas particulièrement à une école, à un courant mais plutôt par ce que je vis, ressens, perçois.  J’aime avant tout porter des regards variés et faciliter l’hétérogénéité des discours et des rencontres.

Mes séries « apparitions », « rencontres », « inside-outside » et « têtes » se réfèrent principalement à nos espaces intérieurs, au monde des représentations qui peuvent nous habiter, s’y loger, s’y transformer, s’y répéter. Une rencontre qui s’opère sur le champ horizontal, de l’interaction qui se vit entre des présences minimalistes,  figées, archaïques  et le spectateur. Une rencontre qui se vit aussi sur le champ vertical, celui qui transcende, transperce chacune de ces figures. Sur ces thèmes, je travaille principalement à partir de frottements et grattages pour faire naître ces figures de manière brute, naturelle, spontanée.

Les « espaces » que je propose de découvrir sont des invitations, des suggestions à nous rendre dans un espace temps personnel . Se poser devant des « paysages de quelque part « , c’est laisser son imagination trouver de nouveaux espaces et aussi questionner notre rapport à la vitesse, au temps, à la trace . Pour cette série, je travaille avec un rouleau unique jouant ainsi avec la répétition, la vitesse et la pression. Le processus de création y est aléatoire, rythmique, voire contemplatif. 

Contact: ludovicpessin@gmail.com /  +33(0)7 77 26 67 07 – atelier à Villeneuve d’Ascq ( Nord France )

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.